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Enjeux et stratégie du plan

Quatre types d'enjeux

Illustration
Un clin d'oeil de la biodiversité : la pupille en coeur du Sonneur à ventre jaune est caractéristique © Cédric Baudran / ONF

Le Plan national d'action Sonneur à ventre jaune répond à quatre enjeux principaux :

  1. La France a une responsabilité dans le maintien de l'espèce sur le territoire national et en limite ouest de son aire de répartition mondiale. L'espèce est actuellement en très nette régression et a disparu de certains pays limitrophes.
  2. La protection des très petites zones humides et des espèces les colonisant, à travers le Sonneur à ventre jaune qui peut y jouer le rôle d'espèce parapluie. L'amélioration des connaissances pour une espèce menacée encore trop peu connue pour une prise en compte optimale.
  3. Le plan doit permettre de définir et d'améliorer les pratiques alternatives favorables à l'espèce. L'intervention humaine peut maintenir un cycle régulier - mais non destructeur - de rajeunissement aléatoire des mares et zones humides en réseau, ce qui constitue un enjeu induit.
  4. Cette espèce a une originalité morphologique et comportementale telle qu'elle peut jouer un rôle notable dans la pédagogie en environnement, notamment en faveur des amphibiens.

Un cadre de référence

La stratégie constitue le cadre de référence de l'action qui sera mise en œuvre. Pour le Sonneur à ventre jaune, elle répond à plusieurs questions :

Pourquoi mettre en place des mesures en faveur du Sonneur à ventre jaune ?
Le déclin notable et confirmé de l'espèce en France doit mobiliser les parties prenantes et notamment l'Etat afin d'inverser la tendance.

Qui sont les acteurs ?
L'Etat est animateur de la démarche, accompagné de partenaires financiers, techniques et scientifiques qui seront choisis pour chaque action à mettre en œuvre.

Avec qui ?
Les partenaires financiers, techniques et scientifiques sont des relais indispensables de la mise en œuvre à large échelle du plan national d'actions et surtout à son application régionale. Des actions transfrontalières seront également envisagées en partenariat avec les pays concernés et motivés par la démarche. Les agriculteurs, sylviculteurs et carriers sont également des partenaires privilégiés de la gestion des habitats de l'espèce.

Quand ces mesures seront-elles mises en œuvre ?
A l'issue de la rédaction du plan national d'action, c'est-à-dire à partir de 2011.

Comment ?
Cette stratégie se base sur la connaissance actuelle des besoins optimaux de l'espèce, mais aussi sur les lacunes qu'il faut combler. Elle doit être réaliste et cohérente avec les moyens disponibles. Mais elle doit être suffisante afin que le plan national d'action porte réellement ses fruits et que toutes les actions aient un réel impact. L'importance des engagements régionaux est fonction des enjeux.
La stratégie est déclinée par les régions où l'espèce est la plus menacée. Dans ce cadre, les Dreal/Driee traduisent le plan national d'actions (PNA) en plan régional d'action (PRA).
Les leviers concernent la connaissance et la protection de l'espèce et de ses habitats, le développement du réseau d'habitats favorables, l'intégration des enjeux dans l'aménagement du territoire, le suivi et la capitalisation de l'expérience.

Il existe un lien fort entre le Sonneur à ventre jaune et l'homme. Le plan transformera ce qui est souvent perçu comme une contrainte en un atout pour une meilleure gestion des espaces naturels. La préservation de l'espèce ne pourra se faire en France qu'avec l'appui, le dynamisme et l'intervention des gestionnaires de milieux, et en particulier des agriculteurs, forestier et carriers.