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Zoom Quelques résultats clefs du bilan patrimonial 2006 des forêts domaniales

Dans le cadre de ses engagements avec l’Etat, l’ONF a réalisé en 2006 le premier bilan patrimonial des forêts domaniales métropolitaines.
30 indicateurs permettent de rendre compte et de suivre dans le temps l’état de ces forêts, dans la diversité de leurs fonctions économiques, écologiques et sociales.
Un état des lieux grandeur nature qui couvre 1.700.000 ha répartis en 1.426 forêts, mais aussi un outil de pilotage de la gestion durable des forêts domaniales.

Economie et production

  1. La surface des forêts domaniales est composée à 62% de feuillus. Essences les plus représentées : les chêne sessile et pédonculé (30% de la surface) et le hêtre (21%)
  1. La structure en futaie régulière (1) est majoritaire et couvre 72% de la surface (contre 49% pour l'ensemble de la forêt française). La répartition par classe d'âge montre une plus forte représentation des jeunes peuplements
  1. La ressource totale de bois est estimée à 266 millions de m3, soit une moyenne de 188 m3/ha. Les gros arbres (plus de 50 cm de diamètre) représentent 31% du volume total
  1. Les 20 millions de m3 d'arbres renversés lors des tempêtes de décembre 1999 représentent plus de 7% de la ressource totale en bois
  1. 81% de la surface est inventoriée comme disponible pour la production de bois (contre 95% pour l'ensemble de la forêt française)
  1. Le prélèvement annuel de bois représente 6,7 millions de m3. 45% du volume prélevé est concentré dans 4 régions : Lorraine, Centre, Alsace et Champagne-Ardenne
  1. Les taux de réalisation des plans de chasse sont de 85% pour le chevreuil (36.000 animaux prélevés par an) et de 7 % pour le cerf (8.500 animaux prélevés par an)
  1. Les routes forestières couvrent 30.200 km, soit une densité de 2,1km pour 1.000 ha de forêt domaniale.

Biodiversité et milieux remarquables

  1. Le mélange d’essences augmente. Il est plus marqué pour les feuillus que pour les résineux
  1. L’inventaire des surfaces dotées d’un statut de protection particulier (2) montre que l’effort de protection est comparativement beaucoup plus élevé en forêt domaniale (7,2% de la surface totale) que sur l’ensemble des forêts (1,6%)
  1. L’inventaire des surfaces de milieux remarquables (3) indique que la proportion de milieux remarquables est comparativement beaucoup plus élevée en forêt domaniale (73% de la surface totale) que sur l’ensemble des forêts (44%)
  1. Les lisières entre milieux fermés et milieux ouverts, interfaces potentiellement riches pour la diversité d’espèces animales et végétales, couvrent 25.600 km
  1. Le bois mort, habitat favorable pour de nombreuses espèces (champignons, insectes, oiseaux, chiroptères) est en augmentation de 14% entre les deux derniers inventaires espacés de 12 ans
  1. Une plus grande richesse en espèces d’oiseaux est constatée en forêt domaniale que sur l’ensemble des forêts.

Enjeux socio-culturels et d’accueil du public

  1. 15% de la surface des forêts domaniales est située dans des zones où la densité de population est supérieure à 200 hab/km2
  1. Plus des 2/3 de la surface présentent un enjeu significatif en termes d'accueil du public
  1. Les sentiers pédestres constituent l'élément de base de l'accueil du public, avec 15.600 km d'itinéraires balisés soit une densité de 9,2 km pour 1.000 ha de forêt domaniale
  1. La richesse du patrimoine socio-culturel se reflète à travers les 146 monuments classés ou inscrits au titre des monuments historiques, comme les 173 arbres remarquables d'intérêt national
  1. Les forêts domaniales regroupent 2.300 biens immobiliers, soit une densité d'1,3 biens immobiliers pour 1.000 hectares.

Risques et santé des forêts

  1. Entre 1998 et 2003, aucun problème sanitaire majeur n'est à signaler
  1. La sécheresse et la canicule en 2003 ont eu des effets directs dès l'automne sur l'état du feuillage des peuplements : mortalité de régénérations et dessèchements de cimes
  1. Les peuplements affaiblis, notamment résineux, ont ensuite fait l'objet de développement de parasites (épicéas scolytés et sapins dépérissants). Des défoliations anormalement élevées ont également été observés dès 2004, notamment sur le chêne pédonculé et le hêtre
  1. Les feux représentent annuellement 62 éclosions et 1.105 ha incendiées. Les résultats sur une période de 5 ans montrent le caractère exceptionnel de l'année 2003, avec 123 éclosions de feux et 3.200 ha incendiés.

 

(1) Selon l'Inventaire forestier national (IFN)
(2) Réserves biologiques intégrale et dirigée, réserve naturelle, zone centrale de parc national, zone de protection spéciale
(3) Propositions de sites d'importance communautaire, zones naturelles d'inventaire faunistique et floristique de types I et II, zones importantes pour la conservation des oiseaux.

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