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3 questions à... Julien Bouillie, qui a conduit la mise en œuvre du bilan patrimonial 2006

Julien Bouillie, chef de projet au département recherche de l'ONF, a assuré la conduite du projet, depuis l'élaboration de sa méthodologie en 2003 jusqu'à sa publication en juin 2006.
Il évoque la démarche partenariale adoptée pour mettre au point la méthodologie du bilan patrimonial.

Quels étaient les enjeux concernant les indicateurs du bilan patrimonial ?

Julien Bouillie : Pour être retenu, un indicateur doit d'abord satisfaire trois conditions premières : il doit être à la fois scientifiquement pertinent, techniquement mesurable, et d'un coût acceptable. Par ailleurs, l'importance de suivre l'évolution des résultats conduit à accorder une priorité aux indicateurs reproductibles dans le temps. Enfin, la production d'un bilan équilibré et complet impose de sélectionner des indicateurs qui couvrent l'ensemble des facettes du patrimoine selon un maillage régulier, c'est-à-dire ni trop redondant, ni trop lâche.

Pour faire face à cette problématique, il est apparu que la sélection des indicateurs du bilan patrimonial devait inscrire dans une démarche résolument partenariale.

 

Qui avez-vous associé à cette réflexion ?

J. B. : Dans un premier temps, le Comité scientifique de l'ONF a apporté une contribution intensive en mettant à profit les réflexions de groupes de travail de l'ONF, ce qui a permis d'élaborer un premier projet de méthodologie exhaustif comprenant 60 indicateurs potentiels. Les ministères de tutelle chargés de l'Agriculture et de l'Environnement ont aussi été associés à ce stade.

Ce projet exhaustif a ensuite fait l'objet d'une large consultation, tant auprès des directions territoriales de l'ONF que des instances nationales représentant les acteurs de la filière bois, les naturalistes et protecteurs de l'environnement, et les différents usagers de la forêt. Au total, une trentaine d'organismes partenaires ont été sollicités.

Comment avez-vous procédé au choix définitif ?

J. B. : Les observations recueillies sur la base de cette consultation ont permis d'opérer une sélection qui a cherché à concilier cohérence et pragmatisme. Cohérence vis-à-vis des engagements avec l'Etat, en vue d'élaborer un bilan rendant compte de l'état du patrimoine, reproductible dans le temps et suffisamment complet. Pragmatisme afin de rechercher le meilleur compromis entre pertinence scientifique, faisabilité technique et coût de production.

Lorsque cela a été possible, une préférence a par exemple été accordée aux indicateurs minimisant l'effort de recueil des données, pouvant être restitués mutuellement à l'échelle nationale comme à celle des régions ou des territoires, et s'appuyant sur des activités ou projets mis en œuvre par ailleurs. Des derniers échanges avec les ministères chargés de l'Agriculture et de l'Environnement ont permis d'apporter des ajustements au périmètre de quelques indicateurs.

Ce long processus de sélection a permis de retenir les 30 indicateurs que vous connaissez maintenant.

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