+ de critères

 

actu La saison de chasse ouvre jeudi 9 novembre à Sénart
19/10/17 Essonne

Chaque année, l’ONF organise la chasse en forêt domaniale de Sénart. Faute de prédateurs naturels,
elle limite les populations de chevreuils et sangliers pour préserver l’équilibre faune/flore. La saison 2017-
2018 commence jeudi 9 novembre.

Illustration
© Nathalie Petrel / ONF
  • Une activité limitée dans le temps

Organisée le jeudi en forêt de Sénart, la chasse débutera le 9 novembre cette année. Au total cette saison, l’ONF prévoit 13 journées de chasse.

Sur ce massif fréquenté par le public et complexe à chasser (axes routiers, bords de ville, aires d’accueil importantes), l’ONF encadre et organise directement l’activité. Afin d’assurer une sécurité maximale, elle s’effectue à l’aide de miradors amovibles.

Pendant cette période, promeneurs, randonneurs, chasseurs, cavaliers et cyclistes partagent le même espace. L’ONF invite chacun à être attentif à la signalisation : panneaux et rubalises apposées, voies d’accès coupées. Toutes les précautions seront prises pour garantir la sécurité de tous en forêt. Il n’est toutefois pas recommandé de pénétrer les sous-bois ni d’emprunter les allées des zones chassées.

Avec 3.200 ha, la forêt n’est jamais totalement parcourue laissant plusieurs espaces disponibles où les activités de loisirs et de détente peuvent s’exercer. Une battue s'effectue généralement à l'échelle d'une parcelle, couvrant 10 à 15 ha de forêt. En moyenne, l'ONF en organise trois durant une journée de chasse. 

  • A quoi sert la chasse ?

La forêt Sénart compte 2 types de grands animaux qui participent à la vie de l’écosystème : sangliers et chevreuils.

Dans leurs premières années, les arbres sont fragiles. De faibles hauteurs, ils sont accessibles à la dent des chevreuils. Herbivores, ces derniers se régalent des bourgeons et des feuilles de semis (arbres de moins de 2 m de hauteur).

Le sanglier, en fouillant le sol à la recherche de nourriture (glands et larves), déracine les plants et les semis. Sans régulation, les populations décupleraient très rapidement ce qui deviendrait préjudiciable au renouvellement de la forêt. A proximité de zones urbaines, ces animaux, en trop grand nombre, provoquent d’autres dégâts : clôtures abîmées, jardins saccagés, déchets ménagers éparpillés au bonheur des petits rongeurs, voitures accidentées…

Faute de prédateurs naturels (loups), la chasse régule le nombre d’animaux permettant d’éviter la destruction des jeunes arbres.