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Actuellement, que se passe-t-il en forêt de Rambouillet ?

Chaque année, le programme des coupes et des travaux est préparé à partir de l'aménagement forestier et de vérifications sur le terrain. Les coupes sont alors martelées (désignation des arbres) et le programme des travaux à réaliser est communiqué aux équipes d'ouvriers forestiers.

Les interventions prévues

Cette carte présente les coupes prévues
Cette carte présente les coupes prévues © ONF

L'aménagement forestier prévoit la nature des interventions sylvicoles qui seront réalisées dans chaque parcelle, pendant sa période d'application, c'est à dire jusqu'en 2025.

Les interventions sylvicoles sont ensuite déclinées par année et une carte est établie, qui récapitule les coupes programmées et leur nature. A titre d'exemple, vous pouvez télécharger ci-dessous la carte pour l'année 2013 - 2014.

A Rambouillet, environ 70 ha de forêt sont régénérés chaque année. En 2012, ce sont pas moins de 300 ha de semis naturels et de jeunes plantations qui ont été entretenus et dégagés. 

Notre conseil

Lorsque vous croiserez les équipes au travail, pour votre sécurité, ne vous approchez pas des chantiers d'exploitation. L'accès est interdit au public.

Des exemples d'interventions

Dans une forêt en équilibre, toutes les générations d'arbres sont présentes et le renouvellement des vieux arbres doit être assuré. Cette rubrique vous présente quelques interventions réalisées ou qui vont l'être prochainement. Nous espérons que ces explications très concrètes vous aideront à mieux comprendre la gestion forestière.

La tournée organisée à l'occasion du Comité de gestion patrimoniale (structure de concertation) dans le secteur de la Croix Gilbon, permet de voir plusieurs exemples du travail et des difficultés auxquelles les forestiers sont confrontés.

Photo aérienne permettant de visualiser les différents sites concernés
Cette photo aérienne permet de visualiser les différents sites concernés © ONF

Régénération naturelle de chêne (à titre expérimental) parcelle 01.17

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© ONF

Dans cette parcelle, 6,59 ha de Chêne sont en cours de régénération naturelle. Les vieux arbres sont progressivement coupés, permettant un apport de lumière qui favorise la croissance des jeunes semis.

Autrefois, le secteur était probablement pâturé. Avec des incendies dévastateurs en 1944, un sol pauvre et une pullulation de lapins, le sous-bois a disparu, favorisant en revanche le développement d'un tapis dense de fougère. Puis la tempête de 1999 a aussi détruit une partie des chênes, rendant encore plus difficile le renouvellement de la parcelle.

Les résultats d'une étude stationnelle ont indiqué que le Chêne se trouve ici en situation limite au regard de ses exigences hydriques : si les grands arbres, qui ont un enracinement profond, peuvent tirer parti de l'eau présente en sous-sol, reste à savoir si les jeunes semis, avec leur enracinement superficiel, pourront se développer.

Pour favoriser l'installation et la croissance des semis, il est indispensable de lutter chaque année contre la concurrence de la fougère.

Suivant le résultat de cette expérimentation, les forestiers concluront sur l'avenir du Chêne dans ce contexte.

Qu'est-ce qu'une étude stationnelle ?

Chaque espèce nécessite des conditions particulières pour s'installer et croître correctement. L'étude stationnelle consiste à étudier les caractéristiques du milieu local (sol, flore, données climatiques) pour déterminer quelles essences peuvent s'y développer.

Plantation de Pin laricio

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© ONF

Cette plantation de Pin laricio de Corse a été réalisée après tempête, en 2007. La fougère, omniprésente, avait empêché l'installation naturelle de la régénération. Le Pin laricio a été choisi car il est plus droit et pousse plus vite que le Pin sylvestre.

Après un broyage de la végétation en place, 1.620 jeunes pins ont été plantés.

De 2008 à 2012, un dégagement a été effectué chaque année à la débroussailleuse. La première année, un batonnage de la fougère a été nécessaire au mois de juin. L'opération consiste à casser les crosses de fougère lorsqu'elles sont encore souples, ce qui freine considérablement leur développement.

En présence de callune (espèce ressemblant à la bruyère), les pins sont plus rapidement tirés d'affaire. Si c'est la fougère qui domine, elle concurrence plus longtemps les jeunes plants.

Eclaircie d'une futaie adulte de Pin sylvestre

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© ONF

Ce peuplement de pins sylvestre est âgé de 65 ans. Les arbres à couper sont désignés par des marques rouges et un "cloisonnement" constitué de chemins parallèles a été matérialisé avec des flèches blanches.

Dans ce type de peuplement, les pins sont coupés avec une abatteuse. La machine reste sur les cloisonnements pour protéger le sol forestier à l'intérieur du boisement. De cette façon, la qualité d'exploitation est très satisfaisante.

Observez la marque faite au pied de l'arbre avec le "marteau forestier" : après exploitation, elle permet au forestier de contrôler que seuls les arbres prévus ont été coupés.

De manière générale, un peuplement de Pin sylvestre fait l'objet, au cours de sa vie, de 7 à 10 éclaircies. Le déclenchement de ces éclaircies est guidé, dans un premier temps, par l'évolution en hauteur du peuplement : chaque fois que le peuplement a grandi de 3 m, on procède à une éclaircie, soit tous les 6 à 7 ans. Au delà de 45 ans, on intervient alors seulement tous les 8 à 10 ans.