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Histoire et patrimoine

La Montagne Pelée est une référence en matière de volcanisme explosif de type Péléen. Elle est aujourd'hui étudiée par des vulcanologues du monde entier.

La Martinique et la forêt de la Montagne Pelée

  • De la découverte aux premiers colons

Découverte le 15 décembre 1502 par Christophe Colomb lors de son quatrième voyage vers les Indes occidentales, puis colonisée à partir de 1635, la Martinique possède alors un couvert végétal arboré dense, impénétrable et continu du littoral jusqu’aux plus hauts sommets.

  • Les premiers défrichements

La transformation de la forêt primitive, qui commence dès le XVIIe siècle, a de nombreuses conséquences sur la surface et la composition des groupements végétaux. La population, d’abord peu nombreuse, croît ensuite de manière exponentielle et les défrichements s'intensifient.

Heureusement, la forêt de la Montagne Pelée reste relativement épargnée : l’excès d’humidité atmosphérique, le manque d’insolation et le relief limitent les possibilités de cultures.

  • L'exploitation du bois

Au XVIIIe siècle, le commerce de bois précieux aboutit à un premier écrémage de la forêt. Des prélèvements pour la construction des habitations et des exploitations ont également lieu.

Les espèces arborescentes sciaphiles et hémi-sciaphiles édificatrices du climax comme le Balata (Manilkara bidentata), le Contrevent (Pouteria semecarpifolia), le Laurier fine (Ocotea leucoxylon) ou le Laurier noir (Ocotea eggersiana) sont appréciées pour leur bois dense.

  • Les plantations de Mahogany - Grande feuille (Swietenia macrophylla)

Dès 1905, les forêts départementalo-domaniales des Pitons du Carbet et de la Montagne Pelée font l’objet de plantations de Mahogany - Grande feuille (Swietenia macrophylla), une espèce introduite dans le jardin des plantes de Saint-Pierre en 1747, choisie pour la qualité de son bois et sa croissance rapide.

Cette plantation produisant rapidement des grumes de taille intéressante, le service forestier nouvellement réorganisé en 1922 multiplie les tentatives de reboisement dans les zones de forêts secondaires les plus dégradées.