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Le patrimoine historique

Vénérée depuis l'antiquité, la forêt domaniale de la Sainte-Baume a été de tout temps protégée. En 1299, le pape Boniface VII interdisait déjà, sous peine d'excommunication, de toucher aux arbres. Elle abrite des vestiges historiques reconnus.

> La grotte de Marie-Madeleine

La grotte qui aurait abrité Marie-Madeleine pendant les trente dernières années de sa vie est vénérée depuis les premiers siècles de la chrétienté.
Le prieuré aurait été créé par saint Jean Cassien vers 415 ; les premiers bâtiments et la voie d'accès par des moines Cassianites. La grotte fut gardée successivement par les Cassianites puis, à partir de 1295, par les Dominicains.

L'arrivée des Dominicains en 1295

En 1279, Charles II d'Anjou, neveu de saint Louis et futur comte de Provence, redécouvre à Saint-Maximin-la-Sainte-Baume les reliques de sainte Marie-Madeleine, jadis dissimulées par crainte des profanations. Une basilique royale est alors bâtie à Saint-Maximin et un petit couvent est érigé près de la grotte de la Sainte-Baume. Le pape Boniface VIII en confie la garde aux Dominicains. Dès lors, les pèlerins affluent en nombre.

Pillée et profanée à la Révolution, la grotte redevient un site sacré et protégé avec le retour des Dominicains en 1859. L'Hôtellerie et le couvent de la grotte sont alors reconstruits.

Un patrimoine classé

Illustration
© ONF


Plusieurs éléments de patrimoine de la Sainte-Baume sont classés Monuments historiques :

  • la porte François Ier à l'intérieur de l'Hôtellerie
  • la chapelle des Parisiens
  • et les trois oratoires du XVIe siècle le long du chemin des Roys (dont celui qui est sur la photo).

> Le tumulus des Béguines (ou tumulus de Cotte, ou de l'Oratoire)

Il est situé sur le plateau de Plan-d'Aups-Sainte-Baume, à 700 m d'altitude, à proximité de l'oratoire de Miette.
Ce tertre funéraire mesure 16 m de diamètre et 2,50 m de hauteur. Il daterait du début de l'âge de fer (VIIe siècle av. J.-C).
Il a été découvert en 1920, à l'occasion des travaux de réfection de la route de la Sainte-Baume.

> La ferme gallo-romaine de la Taurelle

S'étendant sur le sommet d'une butte, cette ferme gallo-romaine comprenait une pars urbana au Sud, décorée de mosaïques, et une pars rustica, au Nord, comportant des pressoirs à huile. Ne reste que le sol en opus signinum (type de mortier romain), et des fragments de pressoir. A l'issue des fouilles qui ont été réalisées dans un cadre scientifique, le site a été rebouché pour le préserver, il n'est donc plus visible.

> Des vestiges de fours à chaux

Localisés surtout dans la partie Est de la forêt d'origine, ces fours à chaux auraient été utilisés lors de la construction des bâtiments de la grotte.