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Histoire et patrimoine

La grotte de Marie-Madeleine est liée à de nombreuses légendes. Elle constitue un haut-lieu de pèlerinage depuis la découverte, en 1279, des reliques de sainte Marie-Madeleine à Saint-Maximin.

Origine de la forêt - Eléments d'histoire

La forêt d'origine de la Sainte Baume fut successivement la propriété des Cassianites, puis des Dominicains. Son emprise correspond aux actuelles parcelles 1 à 10.

Cette forêt ecclésiastique fut ensuite nationalisée à la Révolution. Après les troubles qui s'en suivirent, elle fut confiée en 1838 à la gestion de l'Administration des Eaux et Forêts puis, à partir de 1966, à celle de l'ONF.

Si de 1838 à 1955, la surface de la forêt domaniale est restée inchangée (138 ha), une politique extrêmement active d'acquisition de la part de l'Etat fut conduite dès 1955 autour de la forêt d'origine, dont la surface a été multipliée par quinze en 40 ans.

Cette évolution peut être synthétisée comme suit :

Principales années d'acquisition

Massif correspondant

  

1955

Béguines

1957 et 1958

Hubac

1970

Hôtellerie

1971

Taurelle

1973

Fauvouillères, Chambeyron, Verrerie
et Vallon des Enfers

1987

Rougiers

La grotte de Marie-Madeleine vue par Lucain

Plusieurs auteurs citent le poète romain Lucain (Ier siècle) qui parlerait de la forêt (d'origine) de la Sainte-Baume dans son ouvrage La Pharsale. « Il y avait un bois sacré qui, depuis un âge très reculé, n'avait jamais été profané et entourait de ses rameaux entrelacés un air ténébreux et des ombres glacées, impénétrables au soleil. Il n'est point occupé par les Pans, habitants des campagnes, les Sylvains, maîtres des forêts, ou les Nymphes, mais par les sanctuaires de dieux aux cultes barbares ; des autels se dressent sur des tertres sinistres et tous les arbres sont purifies par du sang humain…».

La grotte des Cèdres ou grotte de Betton

En 1952, des vestiges (silex taillés) du Paléolithique moyen datant du Würm ancien (début de la dernière grande glaciation du quaternaire) y ont été retrouvés. Il s'agit des vestiges les plus anciens du massif.

La basilique de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume

En 1279, Charles II d'Anjou, neveu de saint Louis et futur comte de Provence, redécouvre à Saint-Maximin les reliques de sainte Marie-Madeleine, jadis dissimulées par crainte des profanations. En 1295, il offre une basilique royale à ce trésor de la foi que le pape Boniface VIII confie à la garde des Dominicains. Plus grand édifice gothique de Provence, elle mesure 72,6 mètres de longueur. Sa grande nef compte 9 travées et s'élève à 29 mètres. Elle abrite des cryptes gallo-romaines du IVe siècle, des sarcophages (sainte Marie-Madeleine, saint Maximin, saint Sidoine, sainte Marcelle et Sidoine) et un orgue du XVIIIe siècle. C'est le troisième tombeau de la chrétienté.