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Une forêt "sainte" et "indivise"

Cette forêt offre un paysage de type nordique, caractérisé par un mélange de pins, de chênes et de bouleaux. C'est aussi l'une des rares forêts indivises de France : l'Etat et la commune de Haguenau en sont les copropriétaires.

> Une histoire bien particulière

Au VIIe siècle, la forêt de Haguenau servait de résidence à de pieux ermites dont le plus connu, saint Arbogast, a laissé son nom à un chêne séculaire. C’est en souvenir de ces ermites, des abbayes et des couvents environnants, abandonnés après la Révolution française, que la forêt de Haguenau est encore aujourd'hui appelée "forêt sainte".

La forêt est aussi communément appelée "forêt indivise", un statut particulier acquis après plusieurs siècles de lutte entre la ville et le pouvoir royal.

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Au fil des siècles, la forêt de chênes a toujours été propice à la méditation © Nathalie Petrel / ONF

> Une forêt de plaine, compacte et homogène

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Les futaies de Pins sylvestres rappellent celles du grand Nord © Nathalie Petrel / ONF

Sixième forêt de France, la forêt de Haguenau est l'un des massifs de plaine les plus remarquables. Elle est essentiellement composée de chênes et de pins autochtones : le Pin de Haguenau occupe 34% de la surface de la forêt, à parité avec les chênes pédonculé et sessile (34% aussi). Associées au Bouleau, ces essences forment des paysages qui rappellent ceux des grandes forêts nordiques.

> Un patrimoine exceptionnel

Malgré sa position au sein de l'une des régions les plus peuplées de France, la forêt reste préservée. Classée Natura 2000, elle abrite des milieux et des espèces rares : pineraies sur dunes, aulnaies marécageuses, Osmonde royale, Hottonie des marais, Nivéole de printemps...

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La forêt abrite des milieux humides de grande valeur © Nathalie Petrel / ONF

> Un paysage forestier en évolution

La forêt évolue en permanence. Tous les ans, le promeneur a le plaisir de la découvrir différente au rythme des saisons.

Des phénomènes naturels peuvent parfois brutalement marquer les peuplements forestiers, comme la tempête de 1999 qui a affecté de plein fouet la forêt de Haguenau.

Mais le plus courant reste l'évolution des paysages familiers en lien avec la dynamique des peuplements accompagnée par l'action du forestier. Elle se manifeste par de longues périodes d'évolution douce presque imperceptibles et des transformations plus visibles, notamment lors des coupes nécessaires au renouvellement des peuplements âgés.

 

La tempête de 1999

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Les peuplements de Pin sylvestre ont été particulièrement touchés par la tempête en 1999 © Jean-Pierre Chasseau / ONF

35% de la forêt ont été détruits par le vent.

Le Pin sylvestre a particulièrement souffert : plus de la moitié des peuplements ont été détruits ou fortement touchés par la tempête.

Vu l'ampleur des dégâts, une révision de l'aménagement forestier a eu lieu en 2002. La régénération naturelle a été adoptée et certaines espèces autochtones issues du sous-étage, comme le Bouleau, se sont développées.