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actu Présentation du plan de gestion de la forêt de la Commanderie : un pas de plus vers la nouvelle forêt domaniale
07/03/19 Seine-et-Marne

La présentation des grandes orientations du nouvel aménagement 2019-2038 de la forêt de la Commanderie s’est tenue mercredi 20 février dernier, à Larchant. Une quarantaine d’élus du secteur et de représentants associations d’usagers ont répondu à l’invitation de l’ONF.

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© Guillaume Larrière / ONF

Encadrée, la gestion de la forêt domaniale de la Commanderie repose sur un plan de gestion, appelé aménagement forestier. Cette feuille de route programme toutes les actions à mener dans la forêt tout en prenant en compte les grands enjeux : accueil du public, protection de la biodiversité, coupes de bois, renouvellement de la forêt et maintien des paysages.

Prévus sur une période de 20 ans, les aménagements forestiers font l'objet de révisions périodiques. Celui de la Commanderie est arrivé à échéance à la fin de l'année 2018 raison pour laquelle l'ONF a engagé sa révision en 2017. Pour préparer et élaborer le prochain document, les partenaires locaux ont été régulièrement tenus informés des différentes avancées.

  • Une étape importante pour la nouvelle forêt domaniale

En lançant, en 2017, la révision du plan d'aménagement de la forêt de la Commanderie (Seine-et-Marne), les équipes locales de l'ONF savaient que la tâche serait particulière. Depuis 2004, cette forêt fait l'objet d'une déclaration d'utilité publique (DUP) portant sa surface à 2 500 ha à la fin 2019, soit le double de la surface actuelle. Une acquisition forestière par l'État à cette échelle, destinée à reconstituer une forêt domaniale, reste exceptionnelle en France.

Les nouvelles parcelles boisées, extrêmement hétérogènes, résultent d'un héritage méconnu : certaines étaient gérées par leurs anciens propriétaires, d'autres que partiellement voire abandonnées. Raison pour laquelle, beaucoup de choses sont à construire, tant au niveau de la gestion touristique que de la conduite sylvicole. Gérer 1 000 ha de forêt supplémentaires, en prenant en compte leurs particularités ne s'improvise pas. Encore faut-il bien les connaître.

  • Des inventaires précis pour connaître le patrimoine forestier

Différents inventaires ont été réalisés par l'agence : l'un, effectué sur le terrain par les forestiers, l'autre dans les airs par avion.

Le premier, sur le terrain, s'est attelé à recenser les arbres, sur 180 placettes d'observation, localisées par GPS. Sur celles-ci, les arbres ont été mesurés et identifiés selon différents critères : essence, diamètre, qualité, capacité de régénération (présence ou non de végétation basse ou de semis), espèces exotiques envahissantes... Ce dispositif a également évalué les composantes biologiques : bois morts, habitats.

En repassant tous les 10 ans sur ces mêmes placettes, l'ONF pourra voir comment la forêt évolue : croissance des arbres, renouvellement de la forêt, état sanitaire, effet de la gestion dans le temps...

Le deuxième, dans les airs par avion, grâce à une technique innovante de télédétection (Lidar), a fourni une cartographie très fine du relief et de la végétation forestière tels que la hauteur, le volume ou encore la densité des arbres.

Les grandes orientations pour la période 2019-2038

L'objectif des 20 prochaines années va concourir à :

  • mettre en place une sylviculture irrégulière
  • favoriser la production de chêne dès que possible
  • améliorer la desserte routière
  • conforter les préconisations issues du schéma d'accueil du public
  • conserver les milieux favorables à la biodiversité (landes, trames de vieux bois...).

Ce document fera l'objet au cours des prochains mois d'une validation des ministères de l'Agriculture et de la Transition écologique et solidaire.