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L’art d’aménager son véhicule

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Illustration © Angelo Gervasoni/ ONF

Les nombreux outils, petits matériels, vêtements, dossiers... qu'emporte avec lui tous les jours le forestier, pourraient très vite transformer la partie arrière de son véhicule en un véritable fatras.

C'est rarement le cas, certains savent même très bien aménager la partie utilitaire en la compartimentant avec parois et coffres en bois qu'ils réalisent eux-mêmes sur mesure. Certains sont même sollicités par leurs collègues pour reproduire leur dispositif !

La solution repose en effet sur un aménagement très rationnel qui organise le volume et sa distribution à la fois en mini-bureau, mini-atelier et mini-lieu de stockage.

Objectif : séparer, protéger et isoler la cargaison, et garder toujours disponible la place du passager pour permettre le co-voiturage lors des interventions à plusieurs (martelages, inventaires...). On ne mélange pas les dossiers (chantiers en cours, plan d'aménagement de la forêt, carte, devis...) avec les habits changés (qui peuvent être humides et salissants), le petit matériel (boussole, jumelles, griffe...), la radio de liaison et le matériel informatique de terrain, le grand matériel (serpe, compas, marteau forestier, mètre...).

Sans oublier la place pour les bombes de peinture (pour marquer les limites de forêt ou les résineux à abattre), le panier du midi ou encore le portemanteaux pour faire sécher les habits humides...

Le vélo avant la voiture

Pendant longtemps, le seul véhicule de liaison des forestiers a été le vélo. Une prime d'entretien leur était même versée, mais à cette époque la surface gérée par un forestier était plus réduite.

Cette habitude n'est pas perdue pour autant. Certains emportent un VTT à bord du véhicule, car il pourra leur servir à certains endroits des massifs forestiers.

Le VTT peut aussi être utilisé en forêt péri-urbaine ou dans les zones touristiques pour assurer les missions d'accueil et de surveillance. 

Quitter la voiture pour chaussures, raquettes et skis

Le forestier est un grand marcheur : l'essentiel de l'activité se fait à pied à la fois pour accéder aux zones naturelles concernées par le programme de travail de la journée, et pour avoir une bonne perception de ce qui se passe sur le terrain.

En hiver, en montagne, il doit s'adapter à la situation neigeuse qui empêche l'accès aux pistes forestières. Solution : le ski de fond ou les raquettes, qui permettent de pouvoir parcourir le territoire forestier aisément. Il est en effet important de garder le contact avec le terrain : suivi de la présence de la faune par les traces, arbres renversés ou cassés par le poids de la neige... Ces repérages permettent de préparer les activités liées à l'arrivée du printemps.

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