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4x4, motos et quads : fort utile

Une bonne connaissance du milieu naturel

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Illustration © ONF
Les utilisateurs habilités à la conduite sur des chemins naturels sont peu nombreux :
  1. les forestiers : ils parcourent bien sûr la forêt dans le cadre de la gestion des forêts (suivi des travaux, inventaires forestiers, martelage des coupes, suivi de la chasse, surveillance...)
  1. les bûcherons : ils ont besoin d'amener leur matériel au plus près des lieux de coupe
  1. les marchands de bois : ils ont besoin de visiter les lots de bois mis en vente pour apprécier leur valeur
  1. les chasseurs : il s'agit de répartir les chasseurs et de récupérer le gibier tué
  1. les pompiers forestiers : ils pénètrent profondément les massifs pour surveiller et si nécessaire approcher au plus près les feux naissants.

Il va de soi qu'eux non plus ne pénètrent pas avec un véhicule dans les parcelles.

Ils savent par contre que conduire sur des routes en milieu naturel n'est pas évident et implique d'intégrer des paramètres particuliers :

  1. la visibilité est bien moindre : le champ de perception est moins large et la distance de vision est raccourcie. Branches basses, luminosité moindre, en particulier durant la période feuillée de la forêt
  1. les imprévus sont beaucoup plus nombreux : passage d'animaux, présence d'autres usagers, arbres couchés en travers...
  1. le terrain réserve des surprises : ornières profondes, trous, boue, poussière, devers, rochers...
  1. l'enchaînement des directions est particulier : contrairement aux routes, elles ne sont pas signalées, et souvent à angle droit...

Ils ont pour habitude de progresser beaucoup plus lentement que sur route, pour tenir compte de toutes ces spécificités, pour leur sécurité et celle des autres, et pour préserver la mécanique

Comprendre l’impact de son passage sur le sol

Sur route normale, le conducteur porte son attention à la fois sur ce qui se passe à l'avant, mais aussi à l'arrière grâce aux rétroviseurs.

En milieu naturel, les rétroviseurs sont très peu utilisés et l'attention du conducteur se porte essentiellement sur l'avant. Pourtant, c'est au niveau du sol que son attention devrait aussi se porter après son passage : dégagement de poussière, empreinte du pneu dans un sol meuble, ornière dans un sol humide, creusement de trous...

Les effets sont nombreux et on ne les imagine pas toujours :

  • tassement des sols qui les dame et les rend imperméables
  • ornières et trous qui obligent à se déporter et à doubler par endroit le chemin, mais qui surtout, dans les pentes, canalisent les eaux de pluie, hâtant ainsi l'érosion de façon spectaculaire jusqu'à les rendre totalement impraticables
  • écrasement et blessures des racines des arbres en bordure du chemin qui non seulement les fragilisent mais sont autant de portes d'entrées aux organismes pathogènes.

Tous ces impacts possibles font comprendre la nécessité de respecter la conduite sur les seuls chemins forestiers autorisés.

Avoir conscience des attentes des visiteurs des forêts

Espace de calme et de silence, le public qui vient en forêt est à la recherche d'une quiétude peu compatible avec les passage d'engins motorisés. 

Parcours prévu, parcours finalement réalisé

Certains pratiquants font des sorties dans le milieu naturel à partir de cartes. Pour autant, sur le terrain, le conducteur doit s'adapter à la réalité : chemins non ouverts à la circulation donc non autorisés, conditions climatiques ayant rendu les chemins non accessibles, arrêtés municipaux, travaux en cours...

Il est alors nécessaire de reconfigurer le parcours, grâce à une carte détaillée qui permet de trouver un détour. Il n'est pas rare de constater, de retour, que l'itinéraire initialement prévu a dû être modifié.

Les clubs, qui ont une bonne connaissance locale, permettent d'avoir accès à des parcours qui ont été reconnus, ce qui permet de s'assurer au préalable qu'ils sont autorisés et accessibles.

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