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La biodiversité dans la gestion courante de la forêt

Les engagements environnementaux de l’ONF prévoient des actions à mettre en œuvre dans toutes les forêts.

Favoriser la diversité des habitats

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Lors des reconstitutions après la tempête, certaines parcelles ont été replantées, d'autres non pour favoriser la dynamique naturelle © Nathalie Petrel / ONF

La biodiversité d’une forêt dépend de la variété de ses milieux naturels mais aussi de la sylviculture pratiquée.

En forêt indivise de Haguenau, comme dans les autres forêts publiques, les forestiers favorisent le mélange des essences (Pin sylvestre, Chêne sessile, Chêne pédonculé, bouleaux, hêtres) et l’existence d’une mosaïque de peuplements différents (composition, âge, surface, présence de milieux ouverts…).

Après la tempête de 1999, il a été préconisé de ne pas replanter systématiquement toutes les zones détruites afin de mieux laisser s'exprimer les dynamiques naturelles. Des peuplements de bouleau sont ainsi conservés sur près de 700 ha (5% de la surface). Les forestiers restent cependant attentifs à l'évolution du cerisier tardif (Prunus serotina), une espèce envahissante qui s'est beaucoup développée dans les secteurs détruits par la tempête.

Le mode de régénération privilégié est la régénération naturelle. Mais la plantation est nécessaire lorsque l'aménagement prévoit un changement d'essence principale pour une meilleure adaptation aux conditions futures : le chêne sessile moins exigeant en eau est ainsi préféré au chêne pédonculé dans les zones qui s'assèchent facilement en été.

Conserver des vieux arbres et du bois mort

Des arbres morts isolés et des îlots de vieux arbres sont conservés lors du renouvellement des peuplements forestiers car ce sont des habitats propices à certaines espèces (oiseaux, insectes, champignons…).

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Les forestiers conservent des arbres morts pour favoriser la biodiversité © Nathalie Petrel / ONF