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La chouette hulotte ou une mauvaise réputation non fondée

La chouette hulotte, espèce protégée

La chouette hulotte fait partie des espèces protégées au niveau national.

Pour l’aider, on peut éviter d’abattre les vieux arbres, dont les cavités constituent un habitat de prédilection pour la chouette hulotte.

La pose de nichoirs entre 6 et 10 m de haut, dans les forêts, les bois, les bocages, les parcs ou les grands jardins arborés peut aussi lui être utile. Réduire le cadre

Un animal familier

Son hululement caractéristique est connu de tous et pourtant, on la voit rarement.

Membre de la famille des Strigidés, son nom latin est Strix aluco.

La chouette hulotte est la plus commune des rapaces nocturnes en Europe. Son corps rebondi aux épaules carrées, un disque facial prononcé, presque humanoïde, et ses grands yeux frontaux donnent envie de la caresser.

C’est oublier bien vite son bec crochu semblable à un nez busqué. Car si elle préfère rester discrète, la chouette hulotte peut en effet devenir agressive en période d’élevage des jeunes.

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Illustration © Julien Thurel / ONF

Camouflée dans les arbres creux

Haute de 37 à 39 cm, elle pèse entre 420 et 590 g.

Son plumage moucheté, du gris au brun roux, est un camouflage efficace, surtout dans son habitat forestier original mais la chouette hulotte s'est très bien adaptée à l'environnement humain. Elle peut ainsi nicher dans les parcs des villes voire même dans les jardins tout proches des habitations.

Elle affectionne les arbres creux, parfois une fourche très profonde ou encore le trou d'une muraille ou d'un rocher. A l'occasion, elle peut s'approprier un ancien nid de Corvidés ou d'écureuil.

Presque invisible !

Pour se fondre au maximum dans son environnement, la chouette hulotte se tient souvent plaquée contre le tronc de l’arbre sur lequel elle est juchée.

Il lui arrive même parfois de s’amincir en plaquant son plumage et de fermer partiellement ses paupières en deux fentes diagonales : elle tente de se rendre invisible, notamment quand de petits oiseaux la harcèlent ou qu’on tente d’approcher son repaire.

Un vol ultra-silencieux

Grâce à ses ailes courtes, elle évolue facilement entre les arbres.

Les rémiges frangées de ses ailes absorbent les bruits ce qui lui offre un vol silencieux.

Le mulot qu'elle saisit avec sa paire de serres mortelles en fondant brusquement sur lui ne l'entend pas venir. D'un coup de bec, elle lui donne le coup de grâce. Après la digestion, elle régurgite les parties non comestibles de ses proies sous forme de pelotes (poils et os).

L'abondance des rongeurs conditionne d'ailleurs fortement la reproduction et la survie des jeunes de moins de un an.

Oiseau prédateur aux mœurs nocturnes

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Illustration © Pierre Cadiran / ONF

Pendant la journée, elle somnole, les yeux clos dans son abri.

Mais à la nuit tombée, prédatrice efficace, elle chasse à l'affût petits rongeurs, passereaux, grenouilles et insectes.

Ses yeux, énormes par rapport à sa tête, captent efficacement la lumière. De plus, leur position permet une vision binoculaire augmentant la précision pour localiser sa proie.
Grâce à ses oreilles légèrement décentrées et son ouïe très fine, elle est capable de situer auditivement ses proies sans même les voir.

La saison des amours commence à l’automne

C'est à l'automne que les territoires sont acquis et c'est la période d'une intense vocalisation.

Aux « hououh-hou-houououououh » du mâle, répond alors le « ki-wik » strident de la femelle.

Ils peuvent s'accoupler dès février, mais ils le font plus généralement fin mars-début avril.

La femelle couve 3 ou 4 œufs blancs très sphériques pendant 28 à 30 jours. Le mâle lui apporte de la nourriture pendant la couvaison. C'est encore lui qui approvisionnera la famille une dizaine de jours après l'éclosion.

Au bout de 35 jours, les environs du nid résonnent des cris plaintifs des jeunes qui ont quitté le nid mais continuent à quémander leur nourriture.

Vers une cinquantaine de jours, les jeunes entreprennent leur premier vol.

Une mauvaise réputation

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Illustration © ONF

Habile à pourchasser la vermine, comme les rats et souris qui provoquent des dégâts dans les stocks de grains, elle est l'amie des fermiers.

Pourtant, la chouette hulotte n'a pas bonne réputation et l'imaginaire collectif la classe dans les oiseaux de malheur !

Sans doute, ses hululements étranges qui résonnent dans la nuit, alors qu'on ne la voit pas, en sont-ils pour quelque chose. Ou encore l'apparition de sa silhouette fantomatique, lorsqu'elle est soudainement prise dans les phares d'une voiture.

Et cette sombre réputation ne date pas d'hier : pour les romains, entendre son cri annonçait une mort imminente.
Dans le folklore arabe, la chouette hulotte est l'incarnation des esprits des défunts non vengés.
Sa présence dans les ruines et les cimetières n'aide pas non plus à renommée : mais quoi de plus normal pour une amatrice de rongeurs de les guetter là où ils sont nombreux ?!

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